Démocratie locale liens et documents

Quelques exemples de documentation :

Les liens entre numérique et démocratie, la crise dite des « Gilets jaunes », suscitent de nombreuses réflexions sur le fonctionnement de la démocratie, nous privilégions ici l’échelle de la commune.

SITES

    • Démocratie et participation

démocratie et participation – participation du public, décision, démocratie participative

    • Budgets participatifs

Les budgets participatifs – la presse en parle

DOCUMENTAIRES

    • Démocratie(s) ? — #DATAGUEULE

    • Ils cherchent la démocratie, la fin va vous faire pleurer !

    • Louviers (20000 habitants, Eure) :

France Culture – Rendre le pouvoir aux citoyens ? Louviers 1965-1983

    • Saillans (1229 habitants, Drôme) :

BastaMag – Saillans, laboratoire de la démocratie rurale, cherche à amplifier sa révolution participative

    • Morsang sur Orge (22000 habitants, Essonne) :

« Démocratie participative en Europe : vers une démocratie technique ? » Enquête PICRI-IDF – La démocratie participative à Morsang-Sur-Orge

ARTICLES et ENTRETIENS

Quelques éléments bibliographiques indicatifs

    • Sociologie politique du pouvoir local (Anne-Cécile Douillet ; Remi Lefèvre)

L’organisation territoriale est une question politique majeure, comme l’a illustré la récente réforme des régions en France et les vifs débats qu’elle a suscités. C’est en effet à l’échelle locale que le pouvoir politique semble le plus incarné, à travers les élus locaux et les administrations déconcentrées de l’État. Les réformes décentralisatrices ont également rendu les Pouvoirs locaux plus visibles.
En s’intéressant aux relations de pouvoir et à la façon dont se déploie l’action publique au niveau infranational, cet ouvrage propose une analyse complète du pouvoir politique local. L’étude des collectivités territoriales, des élus qui sont à leur tête comme de leurs administrations, est en effet articulée à celle des groupes d’intérêts, des experts qui agissent auprès d’elles ou encore des mobilisations sociales locales. C’est ainsi à la fois la place des Pouvoirs locaux dans le système politique national et l’exercice localisé du pouvoir politique qui sont interrogés.
À travers cette étude du pouvoir à l’échelle locale, c’est toute une réflexion sur les modalités d’exercice du pouvoir politique dans les démocraties représentatives qui est ici proposée.

    • Radicaliser la démocratie (Dominique Rousseau)

La démocratie est devenue prisonnière du principe de représentation et le marché lui impose désormais ses lois. Pourtant, malgré la montée des populismes et la défiance à l’égard des élus, l’idée démocratique vit dans les quartiers, les villes, les écoles, les entreprises, portée par des collectifs de citoyens qui prennent en charge directement les questions qui les préoccupent.
Ces expériences manifestent une forme nouvelle de démocratie qui n’a pas encore trouvé son nom. S’agit-il de démocratie participative, d’opinion ou du public ? On pourrait plus justement l’appeler démocratie continue. Telle est la proposition de Dominique Rousseau, qui défend ici les principes et les implications d’une profonde réforme institutionnelle prenant acte du caractère vivant et concret de l’exercice de la démocratie.

    • Le Nouvel esprit de la démocratie, actualité de la démocratie participative (Loïc Blondiaux)

Une nouvelle demande de participation se fait jour dans les démocraties. Sous des formes variées (blogs, forums, journalisme participatif, conférences de consensus, concertations…), elle exprime une insatisfaction à l’égard de la démocratie représentative comme de ses médiations traditionnelles. Comment donner corps à ce ” nouvel esprit de la démocratie ” sans succomber aux faux-semblants d’une rhétorique de la proximité ? Comment faire vivre cet impératif de participation des citoyens sans sortir du cadre de la démocratie représentative ? Comment penser les dispositifs susceptibles de réaliser ce nouvel idéal ? C’est à ces questions cruciales que répond le livre de Loïc Blondiaux.

    • Gestion de proximité et démocratie participative : une perspective comparative (Marie Hélène Bacqué).

Que pourrait être une authentique ” démocratie de proximité “? Une synthèse des principales pistes de réflexion.
Les discours sur la ” démocratie de proximité ” ou la ” démocratie participative ” ont le vent en poupe. Dans un contexte de remise en question du rôle de l’État, la participation des habitants constituerait un facteur favorisant à la fois une nouvelle légitimité politique et une modernisation de la gestion publique locale. C’est ainsi que se développent depuis plusieurs années des dispositifs qui entendent améliorer la gestion de proximité en s’appuyant sur la participation citoyenne. Ces expériences appellent des réflexions plus théoriques sur la démocratie et les politiques publiques. Dans quelle mesure une activité citoyenne peut-elle se conjuguer avec une réforme de la gestion urbaine ? Quelles sont les conditions d’une véritable démocratie participative ? Comment l’institutionnalisation de la participation s’articule-t-elle aux tendances plus globales d’évolution des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage collectif s’efforce de répondre à ces questions en donnant une vision d’ensemble des dispositifs adoptés et des politiques menées, dans une perspective comparative internationale. Des conseils de quartier français aux jurys citoyens en Allemagne et en Espagne, de l’usage du référendum en Suisse aux empowerment zones en Amérique du Nord, en passant par les budgets participatifs d’Amérique latine et les politiques participatives de gestion de l’eau en Afrique australe, les différentes contributions analysent les modalités des transformations de l’action publique locale et, par là, des institutions et pratiques de la démocratie.

    • Le marché de la démocratie participative (Alice Mazaud ; Magali Nonjon)

Aujourd’hui la démocratie participative ne s’affiche plus seulement dans les discours, elle s’incarne dans des règles juridiques, des dispositifs participatifs, des services administratifs, des échanges marchands, etc. Les militants d’hier sont pour l’essentiel concurrencés par des professionnels (agents publics, consultants, salariés de grandes entreprises d’aménagement) qui vivent de l’offre de participation et ont, à ce titre, intérêt à l’entretenir. La demande de participation tend ainsi désormais à devenir la finalité et l’alibi de ce que les auteures qualifient de marché de la démocratie participative. En s’intéressant à la construction savante de l’impératif participatif, aux luttes d’expertises professionnelles qui l’ont accompagnée tout comme à la sociologie et aux pratiques concrètes de ces acteurs auxquels les autorités publiques ont confié la charge d’animer, d’organiser ou encore d’évaluer des dispositifs participatifs, cet ouvrage rappelle combien la qualité démocratique ne peut à elle seule expliquer le développement des politiques participatives en France. Les dynamiques de professionnalisation y ont joué un rôle majeur. C’est ce que montre cet ouvrage qui éclaire également les logiques sociales et politiques de la sophistication croissante des technologies de gouvernement et plus largement l’ambivalence politique du tournant participatif contemporain. Remise en cause sur le plan symbolique par la promotion du citoyen-expert et des formes participatives de légitimation politique, la division du travail politique entre le professionnel et le profane semble en pratique plus solide que jamais.